Une proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile est en cours d’examen au Sénat, après avoir été adoptée à l’Assemblée nationale. Et SHEIN, géant de l’ultra fast-fashion, tente de se positionner en soutien d’une mode plus responsable.
Mais il suffit de creuser un peu pour voir à quel point leur modèle repose exactement sur ce que cette loi cherche à combattre : une production massive, à bas coût, rendue possible par des procédés chimiques nocifs, un recours au travail forcé et parfois au travail des enfants et une opacité quasi totale sur leur chaîne de production.
SHEIN affirme vouloir atteindre la “zéro émission nette d’ici 2050”. Mais en 2022, Greenpeace alertait déjà sur la toxicité de plusieurs de leurs vêtements, contenant des niveaux illégaux de produits chimiques dangereux pour la santé humaine et l’environnement. Greenpeace 2022
SHEIN prétend défendre “la mode comme un droit”. Mais à quel prix ce droit est-il aujourd’hui garanti ? Une enquête de Public Eye a révélé en 2022 que des employés travaillaient jusqu’à 75 heures par semaine dans leurs usines partenaires en Chine, dans des conditions illégales et dangereuses. Public Eye 2021
Pour une mode plus durable, il faut une production plus lente.
Pour une mode plus sûre, il faut une transparence totale.
Pour une mode plus responsable, il faut sortir de la logique du jetable.
Pour une mode plus inclusive, il faut garantir des droits humains fondamentaux.
La réalité, c’est que la mode peut coûter cher parfois. Mais ce n’est pas en vendant des produits dangereux ou en utilisant le travail des enfants qu’on la rendra accessible à tous. Des alternati L¨/Mves bien plus vertueuses existent : acheter d’occasion (Vinted, Emmaüs), soutenir la mode éthique, ou encore s’informer via des organismes comme l’ADEME.